ANNIE ANZOUER REPOND AUX CRITIQUES DE VALSERO : "JE CHANTE LA OU ON ME PAIE"

La célèbre chanteuse camerounaise Annie Anzouer a récemment répliqué aux attaques du rappeur Valsero, qui l’accuse de chanter pour la gloire de la première dame du Cameroun. Dans une série de publications sur Facebook, l'artiste n’a pas caché sa satisfaction d'avoir performé au palais présidentiel d’Etoudi lors de la cérémonie de présentation des vœux à Chantal Biya.
Une position qui semble avoir irrité le rappeur, connu pour ses prises de position critiques envers le régime en place.
Dans sa réponse, Annie Anzouer n’a pas mâché ses mots. Elle a notamment rappelé à Valsero un incident où celui-ci aurait omis de la payer après l’avoir invitée à se produire à des événements organisés à Bruxelles et à Paris. « Lorsque vous serez au pouvoir, invitez-moi, je viendrai faire mon travail, à condition de recevoir mon cachet. Mais s’il vous plaît, ne m’oubliez pas, car papa Valsero, lui, a oublié de me payer lorsqu’il m’avait programmée à La Madeleine à Bruxelles et au Cabaret Sauvage à Paris », a-t-elle déclaré.
Annie Anzouer a également tenu à clarifier sa position sur les choix qu’elle fait en tant qu’artiste. « Je chante là où on me paie. Quand tu ne me paies pas et que tu m’interdis d’aller chanter là où on me rémunère, tu veux que je vive comment ? », s’est-elle interrogée. L’artiste a dénoncé les critiques qu’elle subit sur les réseaux sociaux et les insultes proférées par certains partisans de Valsero.
Dans une déclaration empreinte de fermeté, Annie Anzouer a demandé à Valsero et à ses partisans de cesser les attaques à son encontre. Elle a évoqué les sacrifices qu’elle a consentis pour se produire à des concerts organisés par le rappeur, souvent sans compensation. « Quand tu me fais utiliser le peu que j’ai pour venir t’aider, pour ensuite me critiquer publiquement, c’est quel genre d’amour ? », a-t-elle ajouté.
Enfin, l’artiste a appelé à la paix et au respect mutuel, affirmant qu’elle n’a jamais cherché à entrer dans des polémiques. « Je n’ai aucun problème avec toi, mais dis à tes soldats d’arrêter de m’insulter et de me menacer. Je cherche simplement à m’en sortir comme tout Camerounais qui travaille dur. Merci, mon petit frère », a conclu Annie Anzouer.
Cette altercation met en lumière les défis auxquels sont confrontés les artistes dans leur quête de reconnaissance et de subsistance. Entre choix artistiques et pressions idéologiques, Annie Anzouer défend son droit de vivre de son métier et de faire ses propres choix, loin des querelles partisanes.
Brice Bernard Ndjongo