LYDIA MUGAMBE RECONNUE COUPABLE D’ESCLAVAGE MODERNE PAR LA JUSTICE BRITANNIQUE

L’affaire fait grand bruit à l’échelle internationale : Lydia Mugambe, magistrate ougandaise de renom et juge auprès des Nations unies, a été reconnue coupable d’esclavage moderne par un tribunal britannique. Cette décision historique met en lumière une situation d’abus de pouvoir inquiétante, impliquant une personnalité influente du milieu judiciaire.
L’affaire a éclaté après qu’une jeune femme ougandaise, a porté plainte contre Lydia Mugambe. Selon les éléments de l’enquête, la magistrate aurait fait venir la jeune femme au Royaume-Uni sous prétexte de lui offrir une opportunité professionnelle et une vie meilleure. Selon la justice britannique, Lydia Mugambe, 49 ans, a utilisé son influence et son statut professionnel pour réduire une femme en esclavage domestique. Elle l’a fait venir au Royaume-Uni en finançant son billet d’avion. La juge l’a récupérée à l’aéroport, lui promettant de meilleures conditions de vie Elle l’a contrainte à travailler sans rémunération, s’occupant du ménage et des enfants
Selon le procureur britannique, cet abus de pouvoir démontre une contradiction flagrante entre les valeurs prônées par Mugambe dans sa carrière professionnelle et son comportement privé.
Les preuves présentées lors du procès incluaient des enregistrements téléphoniques, des messages de menace, ainsi que des témoignages de voisins et de proches qui avaient remarqué l’isolement et l’état de détresse de la victime.
Ce verdict envoie un signal fort : personne, quel que soit son statut, n’est au-dessus de la loi lorsqu’il s’agit de protéger les droits fondamentaux des individus ».
Du côté des Nations unies, le porte-parole du Secrétaire général a affirmé que Mugambe serait suspendue de ses fonctions en attendant une enquête interne.
L’affaire Lydia Mugambe met en lumière la persistance de l’esclavage moderne, même dans des sociétés démocratiques et développées. Elle souligne également la nécessité d’un renforcement des dispositifs de protection des travailleurs migrants et des personnes vulnérables face à l’exploitation.
Brice Bernard Ndjongo