MANIFESTATION PACIFIQUE CONTRE LA BRIGADE ANTISARDINARDS DANS LE SUD-OUEST : LES CAMEROUNAIS EXPRIMENT LEUR RAS-LE-BOL

Une vague d'indignation a traversé la region du Sud-ouest du Cameroun ce samedi, alors qu'une manifestation pacifique a été organisée pour dénoncer avec fermeté les agissements de la Brigade antisardinards (BAS). Cette mobilisation fait suite à une série d'incidents survenus ces derniers mois, au cours desquels des membres du gouvernement en mission à l’étranger ont été pris pour cible par ce groupe activiste.
La manifestation, qui s'est déroulée sans heurts majeurs, a réuni plusieurs centaines de citoyens, dont des militants politiques, des membres de la société civile et des représentants des organisations de défense des droits de l'homme. Les manifestants, arborant des pancartes et des banderoles appelant au respect des institutions républicaines.
Les slogans scandés par la foule étaient clairs : "Non à la violence politique !", "Respect des missions diplomatiques !" et "Non à l'humiliation de nos dirigeants à l'étranger !". Les manifestants ont tenu à exprimer leur désapprobation face à ce qu'ils considèrent comme une atteinte grave à l'image et à la souveraineté du Cameroun.
Cette mobilisation fait suite à plusieurs agressions physiques et verbales perpétrées par des membres de la BAS contre des représentants du gouvernement camerounais en mission officielle à l'étranger. D’autres incidents similaires ont été rapportés ces derniers mois.
Face à ces actes répétés, le gouvernement camerounais a dénoncé des atteintes graves à la souveraineté nationale et au respect des institutions républicaines.
Malgré la colère légitime exprimée par les manifestants, certains leaders politiques et religieux ont appelé à l’apaisement. Des voix se sont élevées pour demander l'ouverture d'un dialogue national impliquant la diaspora afin de comprendre les revendications de la BAS et de trouver des solutions pacifiques.
Si la manifestation s'est déroulée sans débordements, la récurrence des attaques contre les membres du gouvernement à l'étranger souligne un malaise profond au sein de la diaspora camerounaise. Le défi pour le gouvernement reste de rétablir un climat de confiance entre les autorités et une partie de la diaspora qui se sent marginalisée.
L’appel lancé par les manifestants est clair : le respect des institutions doit être garanti, mais une ouverture au dialogue et une meilleure prise en compte des doléances de la diaspora apparaissent également comme une voie incontournable pour une résolution durable de cette crise politique.
Brice Bernard Ndjongo